Bilan de l’année aérienne 2010

L’année 2010 a vu une baisse d’environ 3% des mouvements d’avions sur la plateforme d’Orly. Cette baisse est due à la crise économique et probablement à des catastrophes et conflits dans le monde, qui freinent l’envie de voyager. Seul l’avenir nous dira si le transport aérien peut progresser malgré les événements dans le monde, le coût accru et inévitable des voyages, les risques sanitaires, et une pénurie annoncée du pétrole - et donc du kérosène - seul carburant capable aujourd’hui de faire voler un avion. Le tourisme de proximité remplacera-t-il le désir d’évasion vers des destinations lointaines ? Réponse dans les années futures. Pour les riverains d’Orly, l’important est de contenir les nuisances : il faut maintenir et faire respecter le couvre-feu (les dérogations sont nombreuses), exiger le respect des trajectoires, et surtout veiller à ce que le nombre de mouvements reste dans les limites de l’arrêté ministériel de 1994 qui, étant donné l’implantation de l’aéroport dans une zone urbaine fortement urbanisée, limite strictement son développement. Il faut reconnaître que les autorités aéroportuaires ont fini par intégrer la nécessité d’accepter des normes de protections environnementales… mais cela n’a pas été sans mal et sans efforts ! Pendant des décennies, les associations (dont la nôtre) ont protesté et manifesté contre le bruit des avions. Des études scientifiques montrent maintenant la dangerosité des polluants déversés dans l’atmosphère, encore plus nuisibles pour notre santé. Un grand nombre de cancers sont dûs à la pollution, celle qu’on respire et celle qu’on mange dans nos aliments. En ce qui concerne le brut, notre ville de Savigny-sur-Orge n’est pas la plus à plaindre, nous le reconnaissons. Les " oiseaux de fer " pourrissent beaucoup plus la vie des communes à l’est et à l’ouest d’Orly. Grâce justement à l’action des riverains et bien souvent de leurs élus, la trajectoire sud qui survolait 900.000 personnes (la fameuse " piste n°2 " nord-sud) n’est utilisée qu’exceptionnellement. Nous pouvons nous réjouir de cette paix, toujours fragile et précaire. D’ailleurs, la pollution chimique nous touche comme les autres. Nous restons en éveil pour éviter toute dérive qui serait fatale à notre environnement, à notre cadre de vie et à la valeur de notre patrimoine.