Les enjeux de la Cop 21

La Conférence de Paris (COP21) sur les changements climatiques est une conférence qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris.

Elle est à la fois la 21e conférence des parties (COP-21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et la 11e conférence des parties siégeant en tant que Réunion des parties au protocole de Kyoto (CRP-11).

Ce sommet international se tiendra au Parc des expositions de Paris-Le Bourget. La COP 21 doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C.

Le cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)7, paru en 2014, prévoit en effet une hausse des températures de 0,3 à 4,8°C d’ici 2100. Selon le comité organisateur, l’objectif de cette conférence est « d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’accélérer la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone » À cet effet, l’accord, censé entrer en vigueur en 2020, devra à la fois traiter de l’atténuation — la baisse des émissions de gaz à effet de serre — et de l’adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques existants et à venir. Il s’agira de trouver un équilibre entre les besoins et les capacités de chaque pays. La répartition de l’effort entre les émetteurs historiques et les économies émergentes est l’un des points sensibles de la négociation. En vue de cet accord, chaque pays doit préparer et publier en amont de la COP 21 une contribution qui présente un plan de travail concret à même de permettre à l’État concerné de faire sa part au sein de l’effort universel. La COP 21 doit également permettre aux pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, en partie via le Fonds vert pour le climat, afin d’aider les pays en voie de développement à lutter contre le dérèglement climatique.

DE BONNES INTENTIONS…. ET LES ENGAGEMENTS DES ETATS : Dans le cadre de la préparation de la COP 21, et conformément à ce que prévoyaient les COP 19 de Varsovie et COP 20 de Lima, chaque pays doit rendre publique une contribution qui présente les décisions prises à l’échelle nationale. Ces contributions traduisent à ce stade des intentions, et non des engagements. On parle de « INDC » pour Intented Nationally Determined Contributions. Le premier objectif commun à l’ensemble de ces contributions est d’aller plus loin que l’engagement actuel des états. Le deuxième est de prendre en compte les spécificités et contraintes nationales de chaque pays, et de présenter ces dernières dans le cadre d’un projet ambitieux. Le troisième est celui de la transparence : chaque contribution est publiée dès sa soumission sur le site de la CCNUCC. Enfin, toutes les contributions visent à la fois à atténuer les émissions de gaz à effet de serre en prévoyant de faire évoluer l’économie nationale, et à adapter les conditions de vie des personnes aux changements climatiques effectifs ou anticipés.

L’avis de notre association : Ainsi que nous pouvons le lire, le voir et l’entendre dans les médias, il ne faut pas s’attendre à des décisions spectaculaires et des accords miraculeux entre les Etats participants. Les pays participants ont en effet des intérêts divergents : les pays riches et les plus pollueurs ne veulent pas faire trop de concessions qui remettraient en cause leur mode de vie, et les pays pauvres (ou émergents) veulent accéder à des modes de vie consommateurs d’ énergie sans trop de contraintes. Et il ne faut pas sous-estimer le poids des lobbys réfractaires à toutes mesures qui toucheraient leurs prérogatives et leurs bénéfices…

Mais la réunion de 2015 (qui n’est pas la première…) a le mérite d’exister et de mettre en évidence les catastrophes climatiques qui s’annoncent si rien n’est fait pour réduire l’impact des activités humaines sur la planète, son éco-système, son climat.

On voit déjà dans certains pays que des populations doivent être déplacées à cause de la montée des eaux. D’autres populations devront quitter des zones désertifiées par l’augmentation de la température. Les mers deviennent des poubelles et les poissons se font rares. Dans nos régions, que nous croyons protégées, on constate que la montée des eaux provoque des érosions, des éboulements, des inondations. La pollution et les changements climatiques mettent en danger non seulement les espèces animales et végétales, mais également les êtres humains. Nous sommes donc tous concernés.

En résumé, dans le cadre de la consultation citoyenne sur le climat et l’énergie, notre association entend bien joindre sa voix aux demandes exprimées par tous ceux que les risques environnementaux inquiètent et même angoissent. Nous répèterons les recommandations que nous faisons depuis longtemps aux élus et aux décideurs : favoriser les modes de transport « doux » marche, vélo, et les sécuriser. Mettre l’accent et les financements sur les transports collectifs : améliorer ceux qui existent : (RER, BUS.) et accélérer les nouveaux projets : Tram-Train, Tramway en optimisant leurs trajets et leurs stations pour qu’ils desservent le maximum de populations. Contrôler les pollutions qui rendent l’air que nous respirons dangereux pour la santé et notamment celle des avions, notoirement minimisée et en augmentation, et qui va encore longtemps brûler du kérosène, celle des transports terrestres qui peuvent et doivent évoluer vers des énergies moins polluantes que le pétrole et réduire l’usage des polluants chimiques nocifs utilisés non seulement dans l’agriculture, mais par les particuliers dans leurs tâches domestiques et le jardinage.

Restons optimistes : la route sera longue et difficile, mais la prise de conscience est en marche. Nous comptons bien y participer.