Du Tram-train Massy-Évry à l’aéroport Paris-Orly...

Le conseil d’administration espère que vous avez passé une agréable période estivale. La rentrée s’annonce avec son lot de préoccupations environnementales.

1. LE TRAM-TRAIN MASSY-ÉVRY DÉCLARÉ D’UTILITÉ PUBLIQUE

Le 22 août 2013, l’arrêté portant déclaration d’utilité publique du projet de Tram-train Massy-Évry a été pris par le secrétaire général de la préfecture délégué en l’absence du préfet. Vous trouverez sur le site internet de l’association prochainement cet arrêté ainsi que l’exposé des motifs et considérations justifiant le caractère d’utilité publique de l’opération. La dernière prise de position de la municipalité de Savigny-sur-Orge, réunie en conseil le 24 juin 2013 et rejetant les conclusions de la commission d’enquête, n’a eu aucun effet. Dont acte.

2. LA RÉNOVATION DE PARIS-ORLY

Le 30 août 2013, l’association a été invitée à participer à une réunion de présentation aux associations de défense des riverains du phasage des travaux de l’aéroport Paris-Orly et de l’enquête d’utilité publique. Elle était présidée par Franck MEREYDE, directeur de l’aéroport. Il a rappelé que les installations d’Orly, vieilles de 50 ans, nécessitent une modernisation et des aménagements afin d’être compétitives avec les grands aéroports internationaux.

Les travaux sont destinés à améliorer les conditions d’accueil des passagers, la sécurité, le contrôle des bagages. Un bâtiment de 80 000 m2 (sur plusieurs niveaux) reliera les deux aérogares existantes. Il permettra d’optimiser les performances de l’aéroport, de créer des espaces de convivialité, restauration, accès internet, boutiques, et d’améliorer les conditions de travail des personnels (bagages, accès aux soutes, etc). L’un des buts recherchés par ADP-ORLY est d’augmenter le temps de séjour dans l’aéroport afin d’améliorer le chiffre d’affaires des zones de boutiques, le confort des passagers et les déplacements entre Orly-Sud et Orly-Ouest. M. MEREYDE a souligné que le Pôle d’Orly est le 2ème bassin d’emploi en Île-de-France.

A l’issue des travaux (fin 2018), dont le montant est de 300 millions d’€, la capacité technique de l’aéroport sera portée à 32,5 millions/passagers/an pour 30 millions actuellement. M. MEREYDE a déclaré que la croissance du trafic passagers (+ 2,5 % depuis le début de l’année) pourra être absorbée par l’accroissement du taux d’emport, sans augmenter le nombre de vols. Cette position a toujours été vivement contestée par les associations.

Une enquête publique se tiendra du 7 octobre au 9 novembre 2013 dans 5 communes seulement : Paray-Vieille-Poste, Athis-Mons, Villeneuve-le-Roi, Orly et Wissous, alors que près de 30 communes subissent les nuisances générées par l’aéroport. L’association mènera une action en ce sens.

Les réactions des responsables associatifs présents ont été nombreuses :

• Ces travaux importants ne cachent-ils pas l’intention d’accroitre le trafic passagers au-delà même de ce qui est annoncé, ce qui entraînerait l’augmentation du nombre de vols et la dérégulation de l’aéroport (250 000 créneaux/an, couvre-feu, etc) ? De nombreux commentaires (autorités, société civile, chambres de commerce, élus…) souhaitent la remise en cause de l’arrêté de 1994 afin qu’Orly puisse être développé au maximum de sa capacité technique. Au risque de dégrader encore plus le cadre de vie et l’environnement dans la région, non seulement proche, mais également plus lointaine, survolée par les avions.

• Les conditions d’accès à Orly et la correspondance avec l’aéroport Charles-de-Gaulle sont notoirement catastrophiques, non seulement pour les passagers mais également pour les personnels qui travaillent sur la plateforme.

• Le tramway T7 améliorera peut-être les conditions des personnels venant du nord, et encore de façon limitée... Mais il n’apportera aucune amélioration pour ceux habitant au sud d’Orly. Il ne sera utilisé que de façon très limitée par les passagers qui continueront de galérer dans les encombrements du sud parisien tant que les travaux du Grand Paris et l’arrivée de la ligne 14 ne seront pas réalisés. La priorité actuelle de l’État dans le « Grand Paris » semble se porter sur les échanges est – ouest. Donc, la desserte rapide d’Orly en transports en commun devra attendre…

• Faute de transports en commun rapides et sécurisés pour les passagers, l’aéroport d’Orly crée un trafic automobile intense, une gêne et une pollution considérables pour les villes traversées (Paray, Athis, Morangis, Juvisy…). Il serait donc logique qu’en cohérence avec ces travaux soient prévues les améliorations d’accès en transport en commun de l’aéroport aussi bien pour les passagers que pour les personnels. Pourquoi dépenser autant d’argent pour améliorer le « confort » des passagers une fois rendus à Orly alors qu’ils continuent à perdre du temps dans les embouteillages et doivent partir des heures à l’avance pour être sûrs de ne pas rater leur avion ? Or, à l’horizon 2018, date d’achèvement des travaux à Orly, aucun des transports en commun prévus par le « Grand Paris » (ligne 14, gare TGV, etc.) ne sera opérationnel. Cette question est cruciale et interpelle tous les décideurs et élus de la région : comment a-t-on pu accepter depuis aussi longtemps l’affligeant constat des accès à Orly et l’absence de transports en commun rapides et sûrs ?

• Des nuisances considérables sont générées par certains avions qui ne respectent pas les procédures de moindre bruit et de respect de l’environnement (72 db, 82 db et 79 db constatés lors de survols de Sucy-en-Brie – mêmes avions – mêmes périodes horaires). Par ailleurs, le couvre-feu est régulièrement contourné. La protection de l’environnement et la gêne des populations survolées ne semblent pas prises en compte, ni par les tours de contrôle, ni par certains pilotes. De plus, les survols sont particulièrement intenses pendant les journées d’été, et qui, reportés sur une année, correspondraient à plus de 300 000 mouvements. La gêne subie par les populations survolées est donc accrue pendant la belle saison avec l’impossibilité de vivre dehors ou fenêtres ouvertes.

• Pour répondre à la préoccupation des responsables associatifs, M. MEREYDE et Mme DOLLO (directrice de la Maison de l’Environnement et du Développement durable d’Orly) demanderont à la DGAC la mise en place d’un groupe de travail « pouvoirs publics, compagnies, contrôleurs, associations » pour examiner, entre autres, les procédures de moindre bruit et de moindre impact sur l’environnement et sur la vie des riverains (sanctions effectives des infractions, strictes limitations aux dérogations au couvre-feu nocturne, améliorations de ces procédures, etc).

Avant dix ans, la plupart des grands aéroports européens fonctionneront à saturation (les premiers étant Londres-Heathrow et Paris-Orly). Ceci justifie la méfiance et la crainte des riverains de voir la dérégulation d’Orly s’imposer à l’État comme la solution la plus économique pour écouler un trafic en augmentation.

Les associations continueront à maintenir la pression sur l’État pour que l’accroissement prévu du transport aérien et la non-construction éventuelle de nouvelles plateformes en province (type Notre-Dame-des-Landes) n’aboutissent pas à la remise en cause de l’arrêté de 1994. Ce serait un désastre environnemental pour tout le sud de l’Île-de-France et provoquerait inévitablement la colère des riverains.

Les associations de riverains demeurent très vigilantes sur les questions de nuisances aériennes. Elles sont la préoccupation constante pour nos villes proches d’Orly, exposées au bruit et à la pollution provenant du trafic aérien.

3. 40e ANNIVERSAIRE D’ESSONNE NATURE ENVIRONNEMENT

L’association est affiliée à la fédération Essonne Nature Environnement qui fête cette année ses 40 ans. A cette occasion, elle organise ou participe à l’organisation de manifestations intéressantes au regard des dossiers que nous traitons. Ainsi,

• le 5 octobre 2013, l’urbaniste Jean-Pierre MOULIN présentera une conférence sur l’histoire du logement social et, son corollaire, les implications dans les politiques territoriales d’habitat (ENE, 14 rue de la Terrasse, 91360 Épinay-sur-Orge – 14h).

• le 12 octobre 2013, de nombreuses associations d’Ile-de-France se réunissent en colloque sur le thème « Moins de nuisances aériennes pour préserver la santé des Franciliens, le transport aérien en question », en présence du vice-président à la région Pierre SERNE (inscription gratuite et obligatoire auprès de idfe75@gmail.com, Hémicycle du conseil régional d’Ile-de-France, 57 rue de Babylone, 75007 Paris – 9h-14h).

Ces manifestations sont ouvertes à tous.

4. VISITE DES QUARTIERS DE SAVIGNY-SUR-ORGE

Dans le cadre de son projet d’inventaire urbanistique et environnemental de la commune de Savigny-sur-Orge, le conseil d’administration organise des visites de quartiers. Il s’agit de collecter un maximum d’informations sur le territoire afin d’en obtenir un état des lieux complet. Il est réalisé dans le but de créer un open data favorisant une meilleure connaissance du patrimoine contemporain via l’expertise associative.

La commune de Savigny-sur-Orge a donc été découpée en secteurs de visite. Vous trouverez sur le site internet de l’association le plan, la grille des éléments étudiés en version téléchargeable, ainsi que le calendrier prévisionnel jusqu’en décembre 2013. Joignez-vous à nous lors de la visite de votre quartier ou transmettez-nous par courriel votre propre analyse sur votre rue au moyen de cette grille.

Première visite : le samedi 28 septembre 2013, de 9h30 à 11h30.

Au plaisir de vous retrouver sur le stand n°51 lors du forum des associations de Savigny-sur-Orge le 7 septembre 2013.

Pour le conseil d’administration,
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, présidente, et Évelyne BOURNER, administratrice